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Nous remercions
Claude Warzée pour son aimable autorisation
d'illustrer ce site
par ses photos
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Le sourcing asiatique peut se révéler plus cher que
prévu !
par Michel Clabeck
Manager
de Multimodal Transport Consulting
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Depuis
quelques années les directions des achats des sociétés
européennes, ont tendance à s'approvisionner sur les
marchés asiatiques.
De fait, la plupart du temps le coût de certains
produits manufacturés dans ces pays asiatiques, est
inférieur à celui pratiqué en Europe.
Mais ces acheteurs oublient parfois d'effectuer
l'évaluation des coûts indirects, le coût des produits
transportés.
" Elles
intègrent les coûts du transport mais oublient
dédouanement, pilotage des opérations à distance,
manutention portuaire de conteneurs, constitution de
stocks de sécurité..."
(source Serge Weibel, coauteur en 2007
d'une étude sur l'impact du sourcing à bas coûts dans la
supply chain) |
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Certains experts
avancent un coût logistique pour un approvisionnement en Chine de 30% à 50% du
prix de revient du produit, contre 3% à 10% pour un approvisionnement
intra-communautaire.
La donne se trouve donc fortement modifiée car des facteurs de coûts indirects
sont en constante évolution, flambée du gasoil sur le frêt maritime(bunker
surcharge) qui évolue en fonction du prix du baril, congestion des ports
asiatiques, retards de production, coût des assurances (bien souvent éludé dans
le calcul de l'acheteur) manque de fiabilité des approvisionnements, délais de
livraison allongés, manque de réactivité du fournisseur,
font en sorte que certains acheteurs européens révisent leur stratégie d'achat
pour à nouveau s'approvisionner dans des zones plus proches et plus chères.
Ne perdons pas de vue que le coût salarial asiatique ne restera pas en l'état,
et que le marché européen après avoir boudé ses fournisseurs locaux pourrait y
revenir contraint
aussi par les consommateurs échaudés parfois sur la qualité du produit
asiatique.
12 août 2008
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