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les échanges commerciaux
entre le Pays de Liège
et les Régions de France
Nous remercions
Claude Warzée pour son aimable autorisation
d'illustrer ce site
par ses photos
Wallonie,
une
saine
gestion
politique
et
économique
du
transport
pour
l'avenir
?
Au
moment
où
l'on
parle
de
formation,
de
réinsertion,
de
création
d'emploi,
de
volonté
de
créer
un
esprit
d'indépendance
et
de
la
culture
de
la
réussite,
mais
aussi
au
moment
où
l'on
parle
d'écologie,
de
sécurité
et
d'environnement,
nos
dirigeants
politiques
et
les
industriels
de
Wallonie
ont-ils
conscience
de
l’importance
du
réseau
fluvial
pour
le
transport
de
marchandises
par
René
G.
Thirion
Nos dirigeants politiques et les industriels de Wallonie ont-ils
conscience de l’importance du réseau fluvial pour le transport
de marchandises ?
Quelques chiffres à leur rappeler.
La navigation intérieure joue un rôle important pour le transport des
marchandises en Europe. Plus de 35 000 kilomètres de voies d'eau relient des
centaines de villes et zones de concentration industrielle. Avec 18 sur 25 Etats
membres qui disposent de voies navigables intérieures et dont seulement 10 Etats
sont reliés entre eux, la part modale du transport fluvial représente 7 % du
transport intérieur total en l’Union européenne.
En 2003, le transport de fret par voies navigables en l’Union s’est élevé à
125 milliards de tonnes kilomètres. Le transport fluvial joue un rôle primordial
dans le transport à travers le nord-ouest européen. Dans l'arrière-pays des plus
grands ports maritimes de l'UE, la part de la navigation intérieure peut
atteindre jusqu’à 43 %.
Avec le rail et le transport maritime à courte distance, la navigation
intérieure peut contribuer davantage au rééquilibrage entre les modes de
transport préconisé par le
Livre blanc sur la politique
européenne des transports à l’horizon 2010. Contrairement aux autres
modes, souvent confrontés à des difficultés de congestion et de capacité, la
navigation intérieure se distingue par sa fiabilité et dispose d’une grande
capacité inexploitée. Au cours des 15 dernières années, la flotte a été
continuellement modernisée. Sur les itinéraires qui le permettent, notamment le
long du réseau fluvial européen, le transport fluvial est une alternative
compétitive au transport routier et ferroviaire.
Le transport par voie d’eau dispose d'atouts majeurs. Il est particulièrement
efficace et économe en énergie ; sa consommation d'énergie par tonnes kilomètres
de marchandise transportée correspond à 1/6ème de la consommation sur la route
et à la moitié de celle du rail. Les émissions de gaz et de bruit des bateaux de
navigation intérieure sont limitées. Des études récentes chiffrent les coûts
socio-économiques externes de la navigation intérieure (accidents,
embouteillages, émissions de bruit, pollution atmosphérique et d'autres
incidences sur l'environnement) à 1/7ème de ceux du transport routier.
Le transport fluvial garantit un degré élevé de sécurité, en particulier pour le
transport de marchandises dangereuses. Enfin, il contribue au délestage du
réseau routier surchargé dans des zones à forte densité.
Que fait la
Région Wallonne en matière de formation sur cette composante écologique de
transport multimodal ?
Actuellement, il
existe un bateau-école, le Libertas, qui sert à la formation aux métiers de la
batellerie depuis plus de 80 ans. Cette formation va devenir de plus en plus
utile et nécessaire, face aux exigences de plus en plus nombreuses en matière
d’environnement.
Racheté par la Province de Liège en 1981, il fonctionne toujours mais devient
de plus en plus obsolète et il devient urgent de prévoir son remplacement.
Au moment
où des investissements énormes se portent sur les voies de communication
fluviales se font, notamment au niveau de la Wallonie. Nos politiques régionaux
ne pourraient-ils se pencher rapidement sur ce problème pour y répondre
favorablement ?
Un de des professeurs qui
y enseigne nous lance le cri d'alarme suivant.
Il y a
des fuites dans le poste de pilotage (timonerie), les châssis, sur le pont et le
plats bord. Les locaux sont dépassés. La timonerie des nouvelles
constructions possède un cockpit où les aides à la navigation sont intégrées.
Dans le cas du BEM « Libertas », la disposition des autos-écoles (double
commande) doit être revue. Les salles des machines doivent être de type
agréé par les instances européennes, danubienne et rhénane (salles des machines
propres). La puissance des moteurs doit être suffisante pour pouvoir effectuer
des formations de qualité (jouer sur la puissance pour simuler un bateau
chargé/vide, etc.). L’installation de groupes électrogènes doit permettre
au BEM « Libertas » de pouvoir être complètement autonome en toute saison. Ces
locaux doivent être disposés de manière à ce que les apprenants puissent
travailler autour des moteurs, pompes, etc. Les normes techniques évoluent et le
BEM « Libertas » ne pourra jamais être adapté car ces normes sont tendances de
plus en plus strictes comme par exemple les normes anti-pollution (rejet de gaz
d’échappement, de lubrifiant dans l’eau, etc.). il est important que le BEM « Libertas »
soit un exemple environnemental vis-à-vis du public et de la profession.
Actuellement, la formation peut s’effectuer sur toutes les voies navigables
d’Europe excepté sur le Rhin qui pourtant est une artère fluviale importante.
La nouvelle construction qui serait acceptée pour remplacer le Libertas devra
respecter les normes de sécurité, stabilité, incendie,.., relatives au transport
des passagers puisque nous transportons des classes que ce soit pendant l’année
scolaire pour des classes découvertes ainsi qu’au mois de juillet.
Conclusions mais réactions de
nos gouvernants ? A suivre !
Il faut
souligner que l’Enseignement de la Province de Liège est la seule et unique
institution à créer de l’activité dans les métiers de la batellerie. De plus,
avec un centre de compétence nautique et fluviale en Wallonie (Huy), l’image de
marque sera positive pour l’enseignement dispensé en Région Wallonne.
Avec un
nouveau bateau, moderne et adapté, l’enseignement des métiers de la batellerie,
les formations continuées des professionnels, l’insertion de travailleurs sans
qualification qui pourraient y être formés. C’est le plan de multimodalité si
cher à la Région Wallonne qui pourrait se trouver conforté dans un avenir
proche. C’est pourquoi les efforts financiers à consentir devraient être
soutenus par des différents organismes tels que l’ITB, OPVN, SPF, etc.
En plus
cela favoriserait l’expansion des chantiers de construction naval wallons par la
création d’une véritable une vitrine flottante, témoin du savoir faire wallon
et de la qualité de nos constructions navales!
Les Régions de France et le Pays de Liège: une
culture industrielle, commerciale et artistique inséparables et une volonté de
réussir ensemble