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Nous remercions
Claude Warzée pour son aimable autorisation
d'illustrer ce site
par ses photos
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Cristallerie du Val
Saint-Lambert – Triste nouvelle !
Ce 8 août, la faillite
de la Cristallerie
du Val Saint-Lambert a été déposée.
par René G. Thirion
Conseiller marketing
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Triste nouvelle pour les Liégeois, triste nouvelle pour
tous ceux qui avaient mis leur espoir dans la gestion de
Sylvie Henquin, louée et encensée à souhait par la
presse locale et nationale.
Mais cette nouvelle n’est
jamais que la réédition, probablement non voulue mais
bien réelle, d’une ancienne affaire "Bernard Tapie" en Wallonie.
En effet, un certain
parallélisme est à établir entre les Raquettes Donnay de
Couvin,
mondialement connues à l'époque de
Björn Borg
et les Cristaux du Val
Saint-Lambert qui possèdent la même notoriété.
Rappelons les faits. En
1988, la société Donnay se trouvant en difficulté profonde face à
une mutation dans la production de raquettes de tennis,
Bernard Tapie se présente en sauveur de l’entreprise et
bénéficie de toute la sympathie tant des politiques
régionaux que des syndicats.
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Hélas en 1990, Tapie
revendit pour une belle somme à la Région Wallonne une société à bout de
souffle, avec une marque dépréciée qui allait rapidement
disparaître du panorama économique. Tellement bien d’ailleurs
qu’il est difficile actuellement de trouver des renseignements sur
l’histoire de cette opération financière sur « Google », un moteur de recherche
pourtant puissant.
Le problème se situe maintenant
dans l’équation suivante :
il y a la
Cristallerie du Val Saint-Lambert en faillite, occupant une soixantaine de
personnes qui n’a plus de circuit commercial et un Val Saint-Lambert
International, société cotée en bourse qui n’a plus de cristallerie, mais qui n'est pas en
faillite.
Quelles sont les possibilités de sortir de la crise ?
1°
pour la Cristallerie ? Trouver un repreneur, mais quel sera son intérêt sans
posséder la marque ? Travailler comme sous-traitant pour elle? Scénario difficilement
imaginable.
2°
Pour Val Saint-Lambert International ? Trouver d’autres fournisseurs pour
écouler des cristaux portant le nom prestigieux, mais provenant d’autres ateliers,
asiatiques par exemple ? Mais dans ce cas, combien de temps l’aura de la marque
continuera-t-elle de briller ?
3° le
rachat de la marque par la Région Wallonne (ou par un autre investisseur)?
Pour pouvoir à nouveau faire fonctionner la cristallerie et trouver un nouveau
gestionnaire Mais à quel prix ? Moins cher, au même prix ou plus cher que
celui payé par Val Saint-Lambert International, il y a peu pour la
propriété du nom ?
Dans le troisième cas, celui d'un paiement prohibitif, l’on retrouverait les mêmes conditions que
celle de l'achat d'un Donnay agonisant à Bernard Tapie, heureux revendeur, au
grand dam des contribuables wallons.
Y-aurait-il une autre solution ? Pourquoi ne pas oublier cette marque
prestigieuse certes, mais image d’un passé révolu et investir l’argent que la
région serait prête à dépenser pour le rachat du nom dans une nouvelle cristallerie modernisée et
prête à se lancer dans le challenge actuel avec un nouveau label. Par exemple
"Cristal du Pays de Liège".
Le monde est devenu un petit village.
Bien vite, l’on saurait que la qualité et le savoir-faire des artisans du Val
Saint Lambert se trouvent dans cette nouvelle appellation et que ce qui pourrait
être commercialisé sous l’ancienne ne serait
qu’une pale copie.
Une dernière question se
pose. Qui détient les modèles existants et qui peut les exploiter ?
C'est une
solution que nos dirigeants n’ont certainement pas (encore?) en tête et qui, pourtant, donnerait une
nouvelle chance de jeunesse à cette grande dame qui n’en finit pas de mourir !
9 août 2008
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