Ce 11 juin 2008, au cours de
l’assemblée générale statutaire de la Chambre Française de
Commerce et d’Industrie des provinces de Liège et Luxembourg,
René G. Thirion a présenté sa démission au mandat
d’administrateur qui avait encore une durée légale de deux ans.
Elle s’inscrit dans la suite de la démission immédiate qu’il
avait donnée le 3 mars dernier, marquant ainsi son désaccord
total avec la vision stratégique du nouveau Président.
Les trois mois qui se sont écoulés
entre ces deux dates l’ont convaincu de la justesse de sa
décision et de son incapacité à influer sur les orientations
prises. Ce qui a justifié sa sortie du conseil d’administration.
Il faut préciser que cette chambre,
vieille de 113 ans, est une association totalement indépendante
des pouvoirs politiques et nationaux, qui ne peut vivre que par
les actions et les participations financières de ses membres. Sa
survie dépend donc de l’intérêt que les membres éventuels y
trouvent. Intérêt pour la France certainement, mais aussi
volonté de mieux échanger avec ce marché de 64 millions
d’habitants, 5e puissance économique au monde.
C’est dans cette optique que José
Dautrebande, un de ses anciens présidents, a créé la Marianne de
Cristal qui récompense chaque année la PME qui a entretenu les
meilleures relations commerciales avec les entreprises
françaises.
René G. Thirion estime que l’on est
en train de quitter la trajectoire qu’il avait mise en route en
2004, date à laquelle la chambre n’était pas au mieux de sa
forme financièrement. Plus de cotisations depuis 2 ans, une
année sans attribution de Marianne, des réunions du conseil
d’administration irrégulières.
Le bilan 2007 présenté hier à
l’assemblée générale prouve la qualité de la gestion journalière
qu’il a accomplie avec rigueur, sous l’autorité éclairée de
Sylvie Henquin, l’ancienne présidente qui avait pris cette
responsabilité en même temps que lui.
Un total de l’actif de 42.998,80 €
en 2007 contre 40.019,96 en 2006 avec un bénéfice de 1947,39 €
de bénéfice en 2007 contre 860,81 € en 2006 le démontre.
Il quitte la chambre sans amertume,
convaincu de l’avoir bien servie en même temps que le Pays de
Liège et la France qui sont ses deux passions.
Il émet une dernière recommandation
en direction du conseil d’administration.
« N’oubliez pas que la seule
force que vous avez est celle que vous donnent les entreprises
qui vous soutiennent. Pensez plus à l’économie qu’au politique.
C’est dans la droite ligne de 113 ans de continuité. »